Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada - Treasury Board of Canada Secretariat
Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels


Profils

 Werner KurProfil : Werner Kurz

Un chercheur qui surveille de près le carbone forestier canadien

Les forêts canadiennes ont une incidence sur le climat de la planète et Werner Kurz et son équipe de scientifiques mesurent méticuleusement les répercussions de cette ressource naturelle riche en carbone.

Employé à Ressources naturelles Canada, Werner dirige le groupe de travail du Service canadien des forêts (SCF) chargé de la comptabilisation du carbone. Celui-ci analyse les données sur les stocks de carbone forestier (la quantité de carbone contenue dans les bassins de carbone, tels que la biomasse et les sols forestiers) et donne aux décideurs un aperçu cohérent des conséquences pour l’environnement.

Un bilan du carbone décisif

« Notre travail permet de mieux comprendre comment les forêts canadiennes contribuent au cycle global du carbone, affirme Werner. Nous collaborons avec des scientifiques d’un bout à l’autre du Canada ainsi qu’avec ceux affiliés aux provinces et aux territoires. »

« Ma fonction première en tant que chercheur principal est de diriger et de coordonner le programme de recherche de la comptabilisation du carbone du SCF, d’offrir un soutien à l’élaboration de politiques à vocation scientifique au sein du gouvernement du Canada et de représenter la science et les intérêts du SCF tant à l’échelle nationale qu’internationale. »

« Ma constante motivation
provient du fait d'être
conscient que le changement
du climat mondial représente la menace
la plus sérieuse envers
l'humanité et pour la
suite de la vie sur Terre ».

En tant qu’échangeurs importants de dioxyde de carbone, les forêts canadiennes jouent un rôle dans la quantité de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphère. Ces dernières années, des pays du monde entier ont conclu des accords multilatéraux dans le but de réduire les émissions de CO2. Cependant, les promesses ne suffisent pas; nous avons besoin de données quantitatives pour déterminer si le Canada respecte ses obligations internationales.

Conséquemment, le groupe de travail chargé de la comptabilisation du carbone examine une grande variété de données, entre autres, la taille et l’accroissement forestiers, les faunes entomologiques et les incendies de forêt. Une fois les renseignements colligés, ils permettent d’établir si les peuplements forestiers (parties d’une forêt dont les arbres sont similaires et ont approximativement le même âge) sont soit une source de carbone, soit un «  puits ».

Le bilan du carbone des forêts canadiennes, qui constituent presque dix pour cent des terrains forestiers du monde, a un effet sur le climat mondial. Voilà pourquoi le groupe de travail partage ses trouvailles avec la communauté internationale.

Prendre les devants

Werner mentionne que le Canada a été un des premiers pays au monde à internaliser l’importance de cette sorte de responsabilisation en matière d’environnement.

« Le Canada est l’un des chefs de file parmi les pays du monde à effectuer cet exercice. Il a commencé à le faire dés 1989, soit bien avant l’accord des Nations Unies conclu dans le cadre de la conférence tenue à Rio de Janeiro en 1992 (au fameux "Sommet de la Terre"). Nous étions, en fait, plusieurs années en avance. »

De nos jours, le Canada est au premier rang des initiatives entreprises en vue de comprendre le rôle des forêts dans le cycle global de carbone. Mais, comment a-t-on procédé pour prendre les devants?

« Je crois que nous occupons cette place pour nombre de raisons, explique Werner. Nous avons commencé tôt, nos données sont solides et nous jouissons d’une excellente coordination entre les multiples organismes fédéraux et les organismes ressources provinciaux. »

Notre expertise est maintenant sollicitée par d’autres pays, ajoute-t-il. «  Présentement, nous collaborons avec la Russie et le Mexique afin de seconder leur gouvernement dans l’aménagement d’infrastructures similaires. »

Un défi à l’échelle planétaire

Werner s’est joint au SCF pour mettre en pratique ses connaissances et son expertise dans une cause importante : s’attaquer au problème mondial de l’environnement. Même si cela remonte à prés d’une décennie, il soutient apprendre chaque jour quelque chose de nouveau.

« Ma formation scolaire comprend un diplôme de premier cycle en sciences du bois de l’université de Hambourg en Allemagne ainsi qu’un doctorat en écologie forestière de l’université de la Colombie-Britannique. Néanmoins, en tant que chercheur, l’apprentissage et la formation sont des activités continues.

« Ma constante motivation provient du fait d’être conscient que le changement du climat mondial représente la menace la plus sérieuse envers l’humanité et pour la suite de la vie sur Terre », dit Werner.

Son équipe et lui n’ont sûrement pas gardé leurs découvertes pour eux-mêmes. Au contraire, Werner est en déplacement permanent afin d’expliquer leurs découvertes ici et ailleurs dans le monde. « Je passe énormément de temps en voyage : des allers-retours pour assister à des réunions, pour réaliser de la corédaction de rapports, pour faire des exposés, et pour participer, à des foires internationales où je représente les intérêts canadiens. »

Werner perçoit le succès du groupe de travail chargé de la comptabilisation du carbone comme un plan directeur pour des initiatives environnementales semblables. Par exemple, il mentionne : « Il est certainement concevable que dans l’éventualité d’un changement climatique futur, nous pourrions être tenus de rendre compte de notre consommation des eaux. »


  • Suivant : Ted Parisee dit : « Ma charge de travail change régulièrement, ce qui contribue à rendre mon emploi beaucoup plus intéressant et me procure un sentiment de satisfaction chaque fois que je mène une tâche à bien ».
  • Voir tous les profils